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mercredi janvier 5, 2011

La FEVE s’engage pour la campagne “Oui au bio dans ma cantine” de WWF France

La FEVE s’engage dans la campagne “Oui au bio dans ma cantine – saison 2” lancée par le WWF France.

A l’heure où le gouvernement divise par deux le montant du crédit d’impôt destiné aux agriculteurs qui se convertissent à l’agriculture biologique, la Fédération des élu-es verts et écologistes choisit de s’engager dans la nouvelle campagne “Oui au bio dans ma cantine-saison 2” du WWF France qui durera jusqu’en juin prochain.

Le gouvernement porte un mauvais coup à l’agriculture bio

La loi de finances 2011 divise par deux le montant du crédit d’impôt destiné aux agriculteurs qui se convertissent à l’agriculture biologique qui constituait jusqu’alors l’unique dispositif d’aide pour les exploitations en agriculture biologique.

Cette décision regrettable est parfaitement à contre temps des besoins !

La demande des consommateurs augmente et l’offre peine à suivre. Les pouvoirs publics devraient soutenir la production et l’installation de producteurs en circuits courts, via notamment des incitations et un accès au foncier.
Le mauvais coup porté par le gouvernement à l’agriculture bio doit être mis en perspective : les 17 millions d’euros inscrits au budget pour financer le crédit d’impôt pour la Bio représentent 11 fois moins que le budget prévu pour les exonérations fiscales au profit de la filière des agrocarburants, subventionnée à hauteur de 196 millions d’euros.

Les collectivités locales en première ligne

Les collectivités locales, plus que jamais, se retrouvent en première ligne, à l’aide du levier de la commande publique, pour faire entrer les produits bio et locaux dans les cantines des écoles, collèges et lycées.
La nouvelle saison de la campagne “Oui au bio dans ma cantine” est d’ailleurs largement tournée vers les élu-es locaux/ales. C’est pourquoi la FEVE s’engage avec détermination aux côtés des différents partenaires de la campagne du WWF France.

La FEVE partage pleinement l’objectif de la campagne de contribuer concrètement au nécessaire changement de notre modèle agricole. Ce changement est au cœur de la transition écologique de notre société que les élu-es écologistes travaillent à rendre possible par leur action quotidienne.

Faire entrer le bio et les produits locaux dans nos cantines permettra :

  • le rétablissement de l’agronomie afin de réhabiliter le sol comme support vivant et nourricier ;
  • la restauration d’éléments naturels comme des haies, des mares, contribuant ainsi à rétablir des continuités biologiques propices à la biodiversité, colonne vertébrale de la vie sur Terre ;
  • la diminution, si ce n’est la disparition, des traitements d’origine chimique dont on sait l’impact négatif sur la santé humaine et la qualité des eaux ;
  • la recréation d’une agriculture à taille humaine, diversifiée, rémunératrice et créatrice d’emplois constituée de producteurs fiers des nombreux services environnementaux qu’ils rendent à la société tout entière.

C’est souvent l’implication des élu/es qui fait la différence

L’engagement de la FEVE part d’un constat simple : c’est souvent l’implication des élu/es qui fait la différence.

  • Ainsi dans le 2ème arrondissement de Paris, dont le Maire est Jacques Boutault, membre de la FEVE, la part de produits bio grimpe à 80% en valeur (avec un menu végétarien par semaine).
  • En Ile-de-France, depuis la fin 2008, notamment sous l’impulsion d’Anny Poursinoff, ex-conseillère régionale, aujourd’hui députée Europe Ecologie-Les Verts des Yvelines, le conseil régional a adopté le principe d’une aide à l’introduction de produits biologiques dans les restaurants scolaires des lycées et d’une prise en charge du coût dans 35 établissements qui se sont engagés à pérenniser ce type d’actions. Pour permettre aux cantines de s’approvisionner localement, la région a modifié sa convention avec la Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural (SAFER) pour qu’elle donne la priorité à l’installation d’agriculteurs bio lorsque les terres se libèrent.
  • A Clamart, François Soulabaille, conseiller municipal délégué à la restauration municipale, membre de la FEVE, a mis en œuvre depuis 2008 un programme d’action qui marche. En 2010, les cantines de sa ville comptent 20% de produits bio en volume. Pour François Soulabaille “le facteur humain est déterminant. C’est sur lui que nous avons construit notre démarche : alors que le personnel de cantine est généralement peu qualifié, sous payé, et donc peu impliqué et souvent absent, nous avons embauché des personnes ayant au minimum un CAP cuisine ou pâtisserie et nous leur avons offert une formation valorisante, sur la cuisine gastronomique. Nous avons revu ensuite les horaires de travail pour mieux les adapter à leurs nouvelles tâches. Ce qui nous a permis de développer le travail de préparation des produits. Nous avons marqué des points sur le triple plan social, qualité des menus et économique puisque nous avons gagné de l’argent en achetant des ingrédients moins transformés et, même en embauchant deux personnes de plus (21 contre 19 il y a deux ans), alors que le budget denrées est d’1,5 million d’euros, nous en avons dépensé 1,4 en 2009 et 1,3 en 2010. Une différence qui est réinvestie dans l’introduction de produits bio.” Pour en savoir plus sur cette démarche, vous pouvez consulter la fiche FEVE “Clamart : du bio dans ma cantine.

Pour développer l’implication des élu-es, la FEVE prendra sa part dans la campagne

Eric Loiselet, président du groupe des élu-es écologistes au conseil régional de Champagne-Ardenne, vice-président de la FEVE, annonce deux engagements précis :

“1) La FEVE invite l’ensemble de ses adhérent-es à se faire le relais de l’enquête citoyenne proposée cette année par la campagne “Oui au bio dans ma cantine” qui cherche à recenser les cantines bio dans notre pays. Ces informations permettront au WWF France de visualiser où des efforts sont à développer dans les départements français et vers où prioriser les actions de la campagne.

2) La FEVE proposera à ses adhérent-es de devenir des ambassadeurs de la campagne en accompagnant celle-ci par le biais de plusieurs mesures phares portées au sein des collectivités où ils et elles sont élu-es.

Pour Jean-François Caron, président de la FEVE, “cette seconde saison de la campagne “Oui au bio dans ma cantine” veut promouvoir une alimentation locale, de saison et en circuit court. C’est un objectif que nous partageons à 100%. Il est donc naturel pour notre jeune fédération de s’engager aux côtés des promoteurs de la campagne. Nous appelons d’ailleurs toutes les fédérations d’élu-es à s’engager dès maintenant dans ce semestre de campagne pour rendre possible une restauration collective de qualité qui, avec une alimentation locale, de saison et en circuit court, remettra du goût dans nos assiettes.”

Depuis cette campagne, Nadine Kassis a mis en place des repas bio dans la cantine d’une commune littorale du Nord-Finistère. Pour en savoir plus sur cette démarche, vous pouvez consulter la fiche FEVE “Lannilis : Du bio dans ma cantine, l’expérience d’une commune rurale

contact : info@lafeve.fr