La Ville de Strasbourg prend un engagement majeur pour l’alimentation de ses écoliers en lançant le nouveau marché du pain : un dispositif 100 % bio, local et artisanal pour les 14 000 repas servis quotidiennement. Cette démarche, pilotée notamment par Antoine Neumann, s’inscrit dans une volonté plus large de montée en gamme de la restauration scolaire (déjà marquée par 50 % de produits bio, dont deux tiers locaux).
La priorité est d’offrir la meilleure qualité dans l’assiette possible tout en restant accessible au plus grand nombre. C’est pourquoi ce changement significatif se fait sans augmentation des tarifs de la cantine. La ville de Strasbourg a fait le choix d’ingrédients bio et locaux non seulement pour assurer une alimentation saine, mais aussi pour inculquer aux jeunes générations des habitudes alimentaires durables dès leur plus jeune âge.
L’un des grands atouts de ce nouveau marché est son impact positif sur l’économie locale et l’environnement. Le pain est désormais fourni par des boulangeries de proximité, favorisant ainsi les circuits courts et bénéficiant déjà à 40 % des enfants. En choisissant des producteurs et des transformateurs régionaux, Strasbourg soutient concrètement l’agriculture et la vitalité économique de ses artisans, tout en participant à la réduction de l’empreinte carbone liée au transport des aliments.
Qui plus est, la ville impose un cahier des charges de fabrication extrêmement qualitatif : il s’agit d’un pain artisanal de tradition française, élaboré au levain naturel avec une longue fermentation et sans aucun additif. Cette exigence garantit un pain nutritionnellement intéressant, offrant une meilleure digestibilité et un sentiment de satiété plus long aux écoliers. Par cette collaboration étroite avec les artisans locaux, Strasbourg confirme sa volonté de promouvoir une économie à la fois durable, responsable et au service de la santé publique.
Si le pain bio, voire bio et local, tend heureusement à devenir la norme, le caractère artisanal et les exigences élevées en matière de conditions de fabrication sont sans précédent en France pour une ville de cette taille.
À terme, ce marché représentera 450 000 euros par an pour les artisans boulangers de Strasbourg.
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