La Fédération des Élu·es Verts et écologistes salue la démission de Monique Barbut, ministre de la transition écologique après l’adoption de la loi d’urgence agricole qui réintroduit l’usage de pesticides cancérigènes, sous la pression du lobby de l’agro-industrie.
Cet évènement traduit une nouvelle fois le déni gouvernemental, de la droite et de l’extrême-droite vis-à-vis des urgences environnementales.
« Ce quinquennat sera écologique ou ne sera pas », Emmanuel Macron, campagne des présidentielles 2022.
Force est de constater que le bilan des gouvernements macronistes est une catastrophe pour la préservation de la qualité actuelle et à venir de vie de nos concitoyens.
Les élu·es écologistes ne décomptent plus les reculs environnementaux : artificialisation des sols, bassines, relance du nucléaire, grands projets inutiles, diminution des moyens alloués à la rénovation des logements, aux transports publics, baisse des subventions aux collectivités territoriales, casse du service public dédié à la protection de l’environnement et à l’accompagnement de nos concitoyen-nes et des collectivités.
Pour autant, jamais les crises environnementales n’ont été aussi prégnantes : canicules à répétition succédant à des épisodes d’inondations, méga feux, perte de biodiversité, multiplication des maladies liées aux pollutions…
Il est grand temps de changer de braquet et une démission de ministre ne suffit pas à changer la donne.
Catherine Candelier, présidente de la FEVE