La Fédération des Élu·es Verts et Écologistes (FEVE) exprime sa colère et son incompréhension face au projet de loi visant à réformer l’Agence de la Transition Écologique (ADEME), présenté par le gouvernement. Ce texte, qui propose de placer les agents des délégations régionales de l’ADEME au sein des directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), et donc sous l’autorité des préfets, constitue une menace grave et inédite pour la politique environnementale française.
L’ADEME, un outil indispensable pour les élu·es, un partenaire clé pour les collectivités, qui s’appuient sur son expertise pour :
- Financer des projets locaux (transports propres, recyclage, sobriété énergétique, fonds chaleur…).
- Former les agent·es territoriaux·ales et les élu·es aux enjeux climatiques.
- Évaluer l’impact des politiques publiques et proposer des solutions adaptées
La mise sous tutelle préfectorale envisagée est le signe d’une recentralisation des décisions, au détriment des élu·es locaux et des acteurs de terrain, qui connaissent les réalités et les besoins de leurs territoires. Ce n’est pas au ministre de l’Intérieur de décider des politiques environnementales !
Cette attaque contre un établissement public, acteur historique de la transition écologique, est une nouvelle preuve de la volonté gouvernementale de diminuer l’action publique en faveur de l’environnement.
Ces mesures saperont les efforts des collectivités pour :
✅ Réduire les émissions de CO₂ (via les Plans Climat Air Énergie Territoriaux, les aides à la rénovation énergétique, etc.).
✅ Protéger la biodiversité (avec des programmes comme les Trames Vertes et Bleues ou les Zéro Artificialisation Nette).
✅ Lutter contre la précarité énergétique (en accompagnant les ménages les plus modestes).
La FEVE exige le retrait de la réforme de l’ADEME et se mobilise aux côtés des associations et salarié·es de l’ADEME.
Catherine Candelier, présidente de la FEVE