Contact |
Newsletter |
Mentions légales |

Toulouse : Au-delà des écoquartiers, une vie citoyenne

Ressources > Politiques publiques > Fiches "Politiques municipales" > Toulouse : Au-delà des écoquartiers, une vie citoyenne

Les écoquartiers fleurissent dans toutes les villes de France et chaque municipalité veut afficher ce symbole de la ville durable à son palmarès. Les écologistes ne veulent pas se limiter à l’isolation des bâtiments. Pour eux, un écoquartier doit
allier principes d’aménagement, méthodes de participation citoyenne, innovations technologiques et mixité sociale. L’ambition est d’offrir aux habitant-es un cadre de vie agréable, sain et durable.

Régis Godec
ancien adjoint au maire chargé des écoquartiers
regis.godec@mairie-toulouse.fr

L’approche écologiste

Concevoir un écoquartier, c’est s’engager dans une aventure collective qui implique chacun des acteurs du projet d’aménagement, depuis le concepteur jusqu’au futur habitant. C’est sans doute le meilleur moyen pour s’écarter des projets d’urbanisme clé en main.
Pour les élu-es écologistes, la conception de l’écoquartier de la Cartoucherie (à l’est de la ville) a débuté par la mise en œuvre d’ateliers de projets et de forums participatifs. Autour d’une même table ont été réunis riverains, urbanistes, promoteurs, bailleurs sociaux, associations environnementales, culturelles, et élu-es.

Le plan de masse a été redessiné avec les grands principes qui vont prévaloir dans ce quartier de ville « désirable » :

Les premiers/ères habitant-es de ce quartier de 3 200 logements s’installeront en 2015. Plus dense que la moyenne toulousaine, ce quartier alliera mixité sociale, écologie et qualité de vie. Les espaces non-bâtis et végétalisés préserveront les continuités écologiques et lutteront contre la chaleur en ville. La construction du projet en amont avec les futur-es résident-es, notamment les membres des habitats participatifs, a contribué à créer, dès à présent, une vie citoyenne.

Quelques conseils clés pour la mise en œuvre
  1. Voir plus loin qu’une opération d’aménagement : un quartier nouveau s’insère dans un tissu existant, il doit le respecter et anticiper ses mutations.
  2. Mettre en place un schéma de gouvernance : l’urbanisme est la compétence transversale par excellence. L’autorité d’un chef de projet est essentielle pour s’assurer que tous les points de vue seront exprimés et entendus et que les arbitrages seront rendus dans les délais. Le rôle de l’aménageur est essentiel.
  3. Associer les acteurs du projet : chaque maillon de la chaîne de construction doit comprendre les fondamentaux du projet, ils doivent ensuite devenir force de proposition pour les innovations.
  4. Mettre la technique au service du projet et non l’inverse : les écoquartiers souffrent de la volonté de réussir des performances techniques qui peuvent les amener à ressembler à des superpositions de gadgets. L’enjeu de l’écoquartier est autant dans sa performance énergétique que dans la participation des acteurs au projet. L’innovation doit être acceptée et utile au projet.
  5. Ne jamais perdre de vue l’objectif de mixité sociale : N’oublions pas que la ville écologiste, c’est une ville accessible à tou-tes et que les écoquartiers ne doivent pas être réservés à une minorité.
  6. Instaurer un management environnemental de l’opération qui associe les habitant-es.

Si j’étais maire

« L’écoquartier de la Cartoucherie est plus qu’une réalisation, c’est une méthode profondément écologiste que nous voulons suivre pour toutes les opérations urbaines à venir. Ce sont ces processus collectifs qui permettront d’inspirer les nouveaux modes de vie durable nécessaires à la ville de demain.
En responsabilité, nous aurions construit avec les Toulousain-es la densification agréable de la ville dans les quartiers déjà bâtis.
Les équipements publics seraient pensés, dès leur origine, comme des lieux d’innovation sociale. Les agents des crèches, groupes scolaires, lieux culturels participeraient à l’initiation des comportements nouveaux.
Le programme architectural des équipements publics ne suffit pas à initier ces changements de modes de vie, il ne permet que de limiter les impacts des modes existants... Allons plus loin : imaginons la ville de demain en associant tous les acteurs sur un même projet au service de l’écologie et de l’intérêt général.
 »

Ecoquartiers et urbanisme durable
dossier réalisé par Taoufik Souami, La documentation française 2011

Ville durable
à visiter sur le site
 du ministère du Développement Durable

Ademe IDF

Télécharger cette fiche en PDF

PDF - 544.2 ko