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Firminy : Recréer du lien social avec une épicerie solidaire

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À Firminy, « Le P’tit Pont de Layat » est une épicerie pas comme les autres. Cette structure de l’économie sociale et solidaire a pu compter sur la pugnacité d’Anne de Beaumont. Seule élue écologiste d’opposition, elle a rallié à sa cause l’ensemble du conseil municipal pour lancer le projet et le développer. Aujourd’hui, après 8 années d’existence, ce lieu est un acteur important d’un quartier longtemps délaissé de cette ville de 17 000 habitants, proche de Saint-Étienne.

Anne de BEAUMONT
conseillère municipale de Firminy
adebeaumont@free.fr

Les épiceries sociales et solidaires existent depuis une dizaine d’années. Elles représentent beaucoup plus que de simples points de distributions alimentaires. Ici, les produits sont en libre-service, vendus à moindre coût et tendent vers la qualité. Au-delà du simple accès aux produits alimentaires - qui n’en reste pas moins vital - ces structures apportent aussi des réponses aux besoins de populations qui se sentent mises à l’écart. L’épicerie sociale et solidaire est un moyen efficace pour :

En 2002, seule élue écologiste dans l’opposition, Anne de Beaumont se retrouve prise entre une droite majoritaire et une gauche encore déstabilisée par sa défaite aux Municipales de 2001. Au moyen d’un amendement budgétaire, elle réussit à convaincre ses collègues.
Anne de Beaumont : « Parce qu’elle cherchait à se donner une image « plus sociale », la droite a souhaité porter cette idée d’épicerie sociale, elle a donc voté en faveur de mon amendement. Le temps de formaliser le dossier et deux mois après, c’est le conseil municipal à l’unanimité qui s’engageait sur cette initiative. Ce soutien politique et financier a permis de mesurer l’opportunité du projet, d’en préciser les objectifs et de mobiliser sur le terrain. Il a fallu deux années pour que l’épicerie voie enfin le jour. »

Extrait de l’amendement budgétaire
Aujourd’hui, les communes ont des responsabilités croissantes en matière de développement des solidarités locales face à l’éclatement du tissu social et aux nouveaux besoins engendrés par nos sociétés modernes. Des besoins auparavant satisfaits par la grande cellule familiale ne le sont plus et les citoyen-nes sont confronté-es à des difficultés majeures, compliquées par des horaires de travail élargis, des déplacements plus nombreux... : besoin de gardes d’enfants ponctuelles ou régulières, aide aux personnes âgées, services domestiques assurés difficilement du fait des lourdes journées de travail.
Parallèlement, des personnes en inactivité pourraient être disposées à rendre ces services ponctuels ou réguliers, mais ne peuvent le faire faute d’une organisation cohérente et d’une rencontre entre ces besoins et l’offre potentielle.
Ce nouveau secteur économique communément appelé " tiers secteur" ou "économie solidaire" doit être organisé dans chaque commune, maintenant qu’une structuration progressive est mise en place au niveau du Secrétariat d’État à l’Économie Solidaire.
Il est d’autant plus intéressant d’organiser ce nouveau secteur économique, qu’il constitue un enrichissement considérable de la vie communale, tant par les emplois nouveaux créés que par la reconstitution d’un tissu social et la relance de réseaux de solidarité de proximité.
Firminy ne doit pas échapper à ce nouveau dynamisme et doit pouvoir impulser des créations d’activités nouvelles permettant de répondre à des demandes sociales non satisfaites.

Les clés du projet

Si j’étais maire

Anne de Beaumont : « Le développement du projet écologiste s’accorde avec celui de l’économie sociale et solidaire. Cette expérience offre le recul nécessaire pour mesurer les réussites certes, mais aussi les manques. Parmi les points qui gagneraient à être renforcés :

L’organisation de soutien à la professionnalisation :en lien avec des associations et des entreprises, des activités d’insertion visant comme public les femmes et les précaires. Ce peut être par exemple, la vente à des associations ou institutionnels de préparations culinaires au cours des ateliers de cuisines organisés. Mais le besoin d’un local conforme aux règles d’hygiène bloque ce projet pour le moment.

La mise à disposition de terrains pour des « jardins solidaires et des cultures ». Ces jardins sont un excellent outil pédagogique et de lien social. Ils offrent la possibilité aux familles de participer à un projet collectif qui leur permet de manger plus de fruits et légumes et de se sentir moins en dette face aux remises accordées. »

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